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Historique

 

Printemps 2002, lac de Caspe-Mequinenza.

 

Alors qu'en compagnie de Lionel Grou, je lançai mes crankbaits dans les eaux du lac à la recherche de bass, un changement dans ma méthode de prospection me fit apparaître un paramètre primordial que j'avais complètement ignoré jusqu'alors.

 

crankcaspe

Caspe Bass cette année-là : http://www.portail-peche.com/derniere-minute/derniere-minute-archi.asp?id=52

 

Alors que les autres équipes françaises se disputaient les 5 places qualificatives pour l'Internacional Caspe Bass 2002, nous pêchions avec Lionel hors compétition, l'esprit tranquille, car nous étions déjà qualifiés. Je profitais donc pleinement de cette douce sérénité et laissais mon esprit divaguer au gré de l'eau, des rochers et des poissons. Nous pêchions les eaux légèrement teintées de l'amont du lac et je lançais mon fidèle crankbait de l'époque (Deep-X). Mais après quelques poissons ratés, je décidais de ranger mon titulaire pour l'échanger contre un vieux TD Hyper Crank Ti jaune pisseux de chez Daïwa, à la bavette titanium. Le premier contact du leurre sur un rocher fut suivi par un ferrage immédiat, perturbé que j'étais par la sonorité renvoyée par mon leurre. Mais rapidement après les premiers lancés, j'enregistrais mes premières touches et mes premiers poissons. Ainsi, au fil de la matinée, je mesurais pleinement l'avantage que je pourrai alors tirer de ce modèle, qui me renvoyait des informations précises du fond des eaux. Aucun de mes crankbaits n'était aussi "transmitif" et j'ai eu beau chercher durant toutes ces années, jamais je n'ai trouvé chez les fabricants de système plus convaincant que celui de la bonne vieille bavette métallique. L'idée m'est apparue quelques semaines plus tard, de retour chez moi, dans mon canapé...

 

tdhypercrankTD Hyper Crank Ti

Car, vraiment je ne crois pas au pouvoir mystérieux des leurres. Mon Deep-X faisait aussi bien le boulôt que le TD Hyper Crank Ti. Les poissons ne choisissent pas arbitrairement la marque et le modèle qu'ils désirent au quotidien. La différence s'est faite réellement par l'accroissement de sensibilité dont j'ai pu bénéficier avec ce dernier modèle. Je distinguais en effet clairement les changements de consistance du fond, et lorsqu'il s'agissisait d'un poisson, il n'y avait aucun doute pour moi : je ferrais !

 

Puisque visiblement, rien n'existait, il me fallait bricoler un système. La bavette en métal ne me satisfaisait pas totalement, car d'abord elle manquait de disrétion et surtout parce qu'elle fragilisait le leurre : la jonction bavette-leurre avait tendance à s'écailler et à casser. L'adjonction d'aiguille métallique dans la bavette était une bonne idée, mais la transmission d'information passait toujours par l'intermédiaire du plastique de la bavette. Le résultat était donc médiocre, en tout cas pas satisfaisant. Et c'est en observant la structure métallique de différents crankbaits que l'idée me vint. Elle était simple et limpide. Tellement basique que j'ai cherché à trouver s'il n'y avait pas déjà quelqu'un sur cette terre qui y avait déjà songé avant moi. Ne trouvant personne, j'ai silencieusement rangé l'idée dans ma tête et n'en ai plus jamais reparlé... Pendant 8 ans !

 

Concept

echobottom2

Le concept d'EchoBottom, c'est la transmission directe. Le contact de la bavette sur le fond (bottom en anglais) est transmis directement à la ligne par l'armature métallique du leurre. Cette armature qui habituellement sert à relier les hameçons à l'attache, se prolonge ici jusqu'à l'extérieur du leurre, en pointe de bavette, pile sur la surface de contact entre le crankbait et la structure avec laquelle il doit entrer en contact.

 

Le résultat est multiple :

- protection de la bavette

- création d'un point de déséquilibre

- renforcement de l'ensemble bavette-leurre

- transmission des informations au pêcheur.

echobottom

 

 

 

L'extrémité de la bavette, celle qui frotte sur le fond, est protégée. A chaque infractuosité rencontrée, le leurre se plante puis décroche instantanément sur le côté. La bavette est renforcée par cette "colonne vertébrale" longitudinale et surtout la transmission d'information est assurée par le métal et non plus par le plastique qui est un très mauvais conducteur. Le pêcheur ressent le fond comme s'il pêchait avec une tête plombée : sable, vase, graviers, cailloux, bois, poissons, herbes... Chaque élément rencontré sur son chemin est transmis directement à la ligne en temps réel, d'où son nom d'EchoBottom. EchoBottom ausculte le fond et permet discerner les touches avec une énorme facilité, d'autant plus que nous avons tous reçu la mauvaise habitude de le faire jusqu'à présent par l'intermédiaire du plastique de la bavette. Lors des premières séances d'utilisation, ne faites pas comme moi il y a presque 10 ans. Evitez de ferrer dans le vide lors de chaque contact avec le fond !

 

 

Amusez-vous bien !

 

Crankbait

 

... Prochainement : vidéo underwater.

Tag(s) : #Hardbait

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