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Avant chaque compétition, il est nécessaire de faire un bon pre fishing, même si cela ne m'excite pas tant que ça. En effet, un pre fishing est en tout point différent d'une partie de pêche normale où le but est de capturer du poisson. Ici, mon objectif sera la pêche aux informations.

 

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Pour moi, les objectifs d'un pre fishing sont multiples. Il doit permettre de mettre d'abord en évidence le lieu où je vais débuter, ainsi que la ou les techniques qui s'y rapporteront. Même si lors de la compèt', il faut garder l'esprit grand ouvert, le pre fishing doit me permettre d'écarter certaines options afin de ne pas perdre de temps le jour J.

 

La recherche du lieu

Sur un lac de 5 000 ha où les plages temporelles d'activité des poissons sont parfois réduites, il n'est pas question de perdre du temps en navigation. Je vais donc tenter de repérer des spots peu éloignés les uns des autres, afin de pouvoir tourner dessus toute la journée. Je peux même n'en sélectionner qu'un seul s'il est d'un très grand intérêt.

Trouver des poissons n'est généralement pas très compliqué. Avec mes Humminbird (898 et 989 Si), je peux naviguer toute une journée pour mettre en évidence les spots poissonneux : herbiers, hauts fonds, cassures, épaves... Le principal problème n'est pas là. Sur le Défi Ouest, les poissons sont pesés et le quota est de 3 poissons seulement. Il faut trouver des gros poissons et c'est là que repose la plus grande difficulté. Généralement, à cette époque de l'année, la tournée des épaves ne rapportent souvent que du petit poisson (perchettes) de moins de 500 grammes. Sachant que la compétition se gagne généralement avec plus de 6 kg, cette option sera écartée. Maintenant attention, si la pêche s'avère difficile, l'option des épaves pourra être réactivée à tout moment.

 

Il faut trouver des spots à grand poissons. Les plus nombreux sont les brochets et les perches. Ces dernières peuvent dépasser le kilo, il faut donc également compter avec elles. D'autant qu'il est fréquent de prendre une belle perche et un gros brochet sur un même spot. Généralement, ces grands poissons s'alimentent sur les mêmes zones où le fourrage est constitué de perches et de gardons de 200 grammes et plus. Ce sont souvent ces derniers qui conditionnent mon choix. Les perchettes sont omniprésentes et il est difficile d'opter pour un spot plutôt qu'un autre. La présence de beaux gardons avec elles me motivent d'avantage.

 

La recherche des techniques

Directement conditionnées par le lieu, les techniques à mettre en oeuvre devront être choisies durant ce pre fishing. Il faudra également trouver les bon réglages. Tresse, nylon ou fluorocarbone, diamètre, type de cannes, ratio de moulinets, taille de leurres, coloris, etc. La pêche aux infos doit être fructueuse et doit permettre d'isoler deux à trois types de technique maximum. Pas question de me disperser en tentant tout et n'importe quoi. Le leitmotiv doit être : technique qui rapporte gros. Les techniques rapportant des perchettes ou des petits brochets doivent être écartés sans aucun scrupule. Ma position délicate au classement n'est dûe qu'à mon entêtement à chercher des poissons nombreux alors qu'il vaut souvent mieux trouver autre chose. Avec ces compèt' au poids, on ne fonce pas sur les bancs de poissons, on se surprend aujourd'hui à laisser des patterns plus faciles pour basculer de façon risquée vers des patterns à 1 touche toutes les 3 heures... Et encore, quand c'est un bon pattern ! Il est là le fragile équilibre entre nombre de touches et qualité de celles-ci. C'est cela que l'on vient chercher en effectuant un pre fishing : des endroits où avec une technique, on peut monter 3 gros poissons au bateau.

 

Pre fishing = pêche ?

On l'a écrit plus haut, le pre fishing, ce n'est pas vraiment de la pêche. S'il est nécessaire de piquer quelques poissons, c'est seulement pour s'assurer de leur taille et de leur poids. Une capture ou un suivi est suffisant pour avoir son info. Hors de question de squatter le spot toute la journée. C'est d'abord stupide de trahir sa présence sur un spot que l'on juge important, mais c'est surtout une perte de temps inutile.

 

Dernière chose à savoir : lorsque l'on parle de pre fishing, c'est partir sur l'eau les 2 / 3 derniers jours avant la compèt'. Ce n'est pas une semaine à l'avance, car les conditions ont alors le temps de changer. Partir pre fisher, c'est vraiment obtenir la photo la plus fraiche possible avant l'épreuve de manière à pouvoir y calquer son comportement le jour J. Dans un délai plus long, on parle plutôt de repérage.

Voilà, c'était juste un petit récapitulatif sur la façon dont je vois le pre fishing. C'est encore une façon différente de pêcher, donc intéressante. Elle génère, le jour de la compèt', une certaine sérénité car elle permet de dévoiler un plan, une stratégie. Et parfois, il vaut mieux une mauvaise stratégie bien appliquée que pas de stratégie du tout !

Tag(s) : #News

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