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Prototype de DIAMOND


Le spinnerbait est typiquement un leurre à bass. Conçu pour cibler des poissons postés dans ou à côté des obstacles, il est censé les attirer de loin, de manière à ne pas entrer complètement dans le cover, mais bien à évoluer en périphérie. Si des interstices ou des espaces libres sont décelés par le pêcheurs, le spinnerbait doit y être envoyé, mais il ne peux y rester, il doit s’en échapper. C’est comme ça qu’il attire les bass, en les appelant de près tout en s’éloignant. C’est plutôt une pêche de proximité où souvent, les lancers n’excèdent pas 20 mètres et où la précision est un critère omniprésent.

 

En Europe, sous l’impulsion de Franck Rosmann et de Laurent Poulain, le spinnerbait s’est taillé une réputation de leurre à brochets. Si Les pêcheurs de bass français redoutaient de l’utiliser en certains endroits, c’était bien car ils le suspectaient de plaire souvent davantage aux brochets qu’aux bass. Le détourner de son utilisation première afin de cibler prioritairement les brochets était donc une idée de génie.

 

Si la façon de s’en servir pour le brochet peut, en certains endroits, être identique à son rôle initial, notamment dans les nénuphars et les bois morts de bordure, il est dans le majeure partie des cas utilisé autrement. Notre brochet est un poisson qui aime chasser où la visibilité est maximale et la pleine eau lui offre réellement plus de facilité.

Les beaux poissons occupent généralement les bordures de façon temporaire (au printemps lors de la fraie des poissons blancs) et généralement, sous la pression de pêche soutenue, ne s’y attardent pas longtemps. Ils reprennent le large dès que les dernières brèmes quittent les herbiers. Si les jeunes brochets restent volontiers sur ces bordures qui grouillent de vie (alevins, têtards), ils la quittent quand même graduellement à partir du turn-over d’automne, sauf cas particulier bien sûr.

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Lorsqu’il faut pêcher la pleine eau, les pêcheurs font généralement une croix sur lui, car aucun spinnerbait ne s’adapte réellement à ces pêches couramment profondes. Ils rejoignent donc le banc de touche en compagnie de tous les hardbaits chèrement acquis et coulent une longue et paisible retraite, en attendant le prochain printemps.

Car en effet, aucun hardbait ne peut pêcher efficacement à plus de 8 mètres de fond. Les blades sont un peu petits, les lipless mettent un peu trop de temps à descendre (surtout, ils remontent très vite). Bref la seule solution, c’est le shad monté sur tête plombée. Et quand il faut vibrer fort, nous lui adjoignons une palette de cuillère. C’est pratique, car il suffit de simplement changer le poids de la tête plombée pour modifier la profondeur d’évolution du leurre souple.

Et voilà à quoi a ressemblé ma pêche ces 2 dernières années. J’ai rangé ma boite de hardbait et ressorti de la poussière de la cave, mes vieilles boîtes de shad, qui ne voyaient jamais l’eau. Le problème, c’est que cette pêche ne me passionne guère, et quand je dis « guère », c’est un euphémisme pour dire qu’elle me gonfle royalement. C’est la raison pour laquelle, j’ai imaginé des spinnerbaits pour eau profonde.

 

La plupart des spinnerbaits du marché sont destinés au bass. Ils ont été importé du japon ou des US pour satisfaire la demande française en leurres à brochet. C’est par cette bizarrerie que j’ai décidé de m’infiltrer au cœur du royaume du spinnerbait pour reprendre chaque composant et les modifier à ma guise. Par ce prisme, on décèle de nombreux facteurs aisément modifiables, dont en premier l’armature.

 

Une armature épaisse

Le bras qui relie les palettes à la tête et à l’hameçon est plus gros pour éviter de le retrouver à plat après chaque poisson. En effet, après chaque prise, il était fréquent de retrouver son spinnerbait déformé, même avec des bass. Le but, c’est de garder un spinnerbait aussi solide même après plusieurs années de fonctionnement et après de nombreuses captures.

 

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Une attache soudée

Finis les problèmes d’agrafe qui glisse le long du bras pour se retrouver coincée dans les perles, le fil entortillé autour des palettes ! Au brochet, on utilise souvent des bas de ligne qui se terminent souvent par une agrafe. Il était nécessaire de ligaturer de la tresse ou insérer un joint torique à la base du spinnerbait pour éviter tout désagrément. Avec le DIAMOND, c’est fini, et tant pis si le spinnerbait ondule moins de la tête, ce n’est pas pour cela qu’il sera moins attractif !!

 

Un hameçon renforcé

DIAMOND possède un vrai hameçon à brochet fort de fer. Il supporte ainsi bien mieux les longs et puissants combats. Et surtout, plus épais, il tourne moins dans la gueule du poisson, lui occasionnant paradoxalement moins de déchirement.

 

Des palettes larges

Les palettes des DIAMOND sont imposantes. La combinaison colorado / willow assure des flash et des vibrations bien plus fortes. Mais cette puissante combinaison permet l’émergence d’un autre phénomène : contraindre le pêcheur à mouliner plus lentement. En effet, avec le fort tirant d’eau qu’il procure, DIAMOND incite à être mouliné très lentement. Cela permet au pêcheur de parfaitement ressentir un à un chaque tour de palette. Ainsi, toute interférence ou « anormalité » dans la rotation devra être sanctionnée d’un ferrage. Le modèle DIAMOND D.E.E.P. possède un bras plus long et une seule palette willow, afin de plonger très rapidement. Ce déport permet au spinnerbait de basculer et d’obtenir un bien meilleur angle de descente. Le modèle D.E.E.P. et ses 65 grammes, est aujourd’hui le seul spinnerbait à ma connaissance à pêcher aisément sous la barre mythique des 10 mètres !

 

tete.jpgUn poids important

Les têtes des DIAMOND pèsent 28, 42 et 65 grammes pour le D.E.E.P. Leur forme triangulaire est le meilleur profil pour obtenir une importante stabilité qui permet de contrebalancer les puissantes pulsations des palettes.

 

Une jupe solide

La jupe est maintenue fermement sur l’hameçon par un cerclage métallique. Ici, pas de ligature sensible aux dents du brochet, mais un solide harnachement métallique.

 

Voilà, à présent vous savez tout. J’ai réellement voulu créer une alternative au shad pour les pêches profondes. De nombreuses spot profonds et encombrés s’ouvrent à nous, il n’y aura plus qu’à y aller pour y pêcher comme on aime… Ici pas de concept novateur, simplement une variation autour du thème du spinnerbait avec un élargissement de son domaine d’application.

 

Amusez-vous bien !

 

 

Tag(s) : #Spinnerbait

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